On parle beaucoup du féminin sacré, il est affiché, scandé et mis en première page. Comme un trésor oublié. Une énergie ancestrale à réveiller. Un retour aux sources. Longtemps je me suis demandé ce que cela signifiait réellement. Est-ce un mouvement spirituel ? Une posture féministe ? Une opposition au patriarcat ? Une invitation à vivre plus simplement, pieds nus dans les bois ?
Puis j’ai compris que le féminin sacré ne se trouvait pas dans une image extérieure.
Mais dans une sensation intérieure.
On parle bien d’énergie. Une polarité dite féminine – intuitive, cyclique, réceptive et créatrice – que chaque être porte en lui. Mais dans nos sociétés où la productivité et le contrôle dominent, cette dimension est souvent étouffée, effacée.
Pour ma part, je ressens le féminin sacré comme une énergie primitive, douce et puissante à la fois, ancrée profondément dans le corps des femmes. Une énergie enfouie et qui se réveille quand je ralentis, lorsque je me reconnecte à la nature, lorsque je cesse de fonctionner uniquement dans la performance. Lorsque je m’écoute moi profondément.
J’ai été sensibilisée à la lithothérapie il y a un an. A l’époque j’ai écouté sans vraiment approfondir. Et j’ai continué à reproduire mes schémas, à tirer toujours plus sur la corde.
Alors un jour j’ai dit stop. Et j’ai cherché à comprendre.
Pourquoi continuais-je à vouloir être toujours plus ? Plus performante, plus rapide. En m’ajoutant sans cesse de la charge sur les épaules.
J’ai lu, j’ai écouté et j’ai commencé à me poser des questions. Sur mon corps, mon endométriose, mon fonctionnement global.
Je suis loin d’avoir toutes les réponses, mais quelque chose a bougé.
J’ai pris conscience que le contrôle n’est qu’illusion. Et qu’en restant focalisée sur lui je ne me protégeais pas. Au contraire la chute était d’autant plus brutale.
Alors une question est apparue : Qui suis-je si je ne suis pas performante au travail, si je ne suis pas meilleure que les autres dans un domaine, si je ne suis pas celle qui prend sur elle pour maintenir les liens ?
C’est ici que débute ma quête d’identité, à 30 ans.
La première question que je me suis posée fut la suivante : Comment me reconnecter à mon féminin sacré tel que je l’imagine.
J’ai mis en place des choses qui me faisaient du bien.
Me rapprocher de la nature, prendre soin de ma peau, de mon corps, faire attention à ma consommation, choisir des produits plus propres, plus conscients, de même pour mon alimentation.
J’ai priorisé mes proches, ceux avec qui je n’ai pas besoin de tricher. J’ai arrêté de m’excuser à tout bout de champ. J’ai commencé à remercier pour l’acceptation de mes limites.
Alors je m’exerce un peu plus chaque jour.. En écrivant.
En me reconnectant à moi et à mon féminin sacré.
Je crois profondément que cette énergie sacrée est ancrée en chaque femme. Mais je ne crois pas qu’elle soit automatiquement pleinement accessible. Elle demande un travail de déconstruction. De ralentissement. D’honnêteté radicale avec soi-même au-delà de tout le reste. Enlever couche après couche, tout ce qui nous éloigne de nous-mêmes. Pour revenir à notre lumière originelle.

