Une semaine après..

Dans le cadre d’Àtravères, et par besoin de cohérence avec ce que je partage, j’ai décidé d’organiser un shooting photo avec un photographe que je ne connaissais pas.

Un élan instinctif, pour venir travailler mon rapport au corps et à mon image.

Parce que, même s’il y aura parfois des visuels plus “parfaits”, je ne veux pas construire un espace lisse, mais quelque chose de vrai.

 

Je me souviens de l’état dans lequel j’étais les jours avant.
Le corps tendu.
L’esprit qui bloque pour ne pas anticiper.
Les douleurs qui s’invitent, comme pour rappeler que rien n’est jamais complètement sous contrôle.

Je voulais que tout soit juste.
Mais je ne savais pas exactement ce que ça voulait dire.

Alors j’ai avancé comme ça.
Avec ce mélange étrange de certitude et de doute.
De calme apparent et de tempête intérieure.

Etapes par étapes.

Le jour J, il s’est passé quelque chose de très simple finalement.

J’y suis allée.

Pas parfaitement.
Pas en performance.
Mais pour faire un pas.

Il y avait encore des réflexes.
Des moments de gêne, de timidité

Où je me regardais de l’extérieur.
Des instants où le mental revenait prendre sa place.

Je suis passée par tous les états.

Présente

Mal à l’aise

Stoïque comme par automatisme

Gênée

Fatiguée

Dégoutée de moi-même.


Les heures suivantes je suis rentrée,

Revenue à moi,

A mon espace

A mon corps.


Les jours suivants je n’ai pas réfléchi,

Volontairement j’ai occulté cette expérience.


Et puis voyant des femmes inspirantes, j’ai commencé à me féliciter.

Parce que je l’ai fait – j’ai traversé.


Je n’ai pas encore le résultat concret mais une fois de plus quelque chose a bougé.

Ce n’est pas ancré,

Pas définitivement.

Mais ça a bougé.


En espérant pouvoir vous en partager plus bientôt.

Précédent
Précédent

Pleine Lune Rose

Suivant
Suivant

La place que ça prend